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Lisle sur Tarn

Historique :

Avant de parler de la fondation de Lisle-sur-Tarn, nous devons faire connaître le site historique de nos « ancêtres », celui de Montégut, qui se trouve à 4 Kms env., au Nord-Ouest de Lisle-sur-Tarn.

Montégut centre cathare, permettait aux parfaits de se rendre de la Montagne Noire vers le bas Quercy et inversement. Ce site avait son parfait « Adhémar de Roquemaure » et le diacre de l’Eglise cathare d’Albi « Aymeric de Collet », habitait dans un « casal » tout près de château de Montégut.

Mais en 1229, le traité de paix de Paris met fin à la croisade contre les « Albigeois » et dans la période de 1249 - 1271, Montégut est programmé pour disparaître et son seigneur « Arnaud de Montégut » sera déchu de ses titres, par les bailes du nouveau comte de Toulouse « Alphonse de Poitiers ».

Choix de l’implantation d’une nouvelle localité :

Le choix et l’emplacement que devait occuper la « Bastide/Villenouvelle » était très important, car de lui dépendait la prospérité de la nouvelle localité.

Donc après la date de 1229, les sénéchaux et autres officiers qui procédaient à la construction de Lisle, décident « d’implanter » la population de Montégut sur un langue de terre dénommée « La Yla ». Ce premier habitat primitif, « juste un petit groupe d’habitations » sera créé pendant la période de 1230 - 1248 dont le fondateur en sera le comte de Toulouse « Raimond VII ». Puisqu’à la suite du traité de Paris son comté était largement diminué et la création de nouvelles bastides lui permettaient de créer de nouveaux impôts par l’intermédiaire de « péages », et le fleuve « Tarn » lui en fournira l’occasion, par l’aménagement d’un deuxième port (inférieur).

Situation géographique :

Située sur l’axe géographique d’Albi - Toulouse, Lisle-sur-Tarn se situe à mi-distance des ses villes voisines Gaillac et Rabastens (8 Kms env.)

Architecture/Urbanisme :

Sur son plan architectural, Lisle-sur-Tarn offre une grande place carrée, où à l’origine il n’y avait point d’espace perdu. Ce centre de la bastide était le point privilégié, comme le cœur de l’habitat. En relation avec les rues principales à angles droits, la place regroupe les fonctions administratives (mairie) et surtout économiques (artisanats locaux, commerces, foires, marchés, …). Et au XVII° siècle les cotés du carré auront des bordures, des galeries formant un encadrement, c’est ce qu’on appelle : cornières, auvents, ambans, couverts, … Cette place centrale est une des plus grande place à couverts du Moyen-Âge de notre région.

Monuments :

Et lors de sa visite, « le curieux » se dirigera vers un griffoul, qui daterait de la période de 1249 - 1271, puisque c’est Jeanne de Toulouse (la fille de Raimond VII) qui aurait donné cette cuve en plomb. Moulée en cinq parties, cette pièce est unique dans notre région. En effet, unique déjà par ses dimensions 8,35 m de circonférence et 0,33 m. de profondeur, puis unique également par ses éléments décoratifs, dont son arbre principal en bronze, représente des enfants assis sur des dauphins.

Le même visiteur, pourra également voir des « pontets » qui enjambent les « carrerots ». Cette excroissance privée (le pontet), sur le domaine public (le cerrerot) permet, le plus fréquemment, l’adjonction d’une pièce supplémentaire à l’une des maisons porteuses.

Son église occupe une position excentrique et se situe au Sud-Est. Elle date de la période du fin XIII° - début XIV° siècle. C’est un grand édifice de brique d’art gothique, construit sur l’emplacement d’une église d’art roman qui subsistait auparavant. Son clocher de style « toulousain » mesure 41 m., son abside est à sept pans. Enfin son vocable est « Notre Dame de la Jonquière ».

Son port (inférieur) assurait le transport du vin jusqu’à Bordeaux et un bac permettait aux hommes, au bétail, aux marchandises de traverser la rivière Tarn, moyennant un péage bien évidemment.

Enfin, le visiteur se dirigera vers le lislois le plus illustre « Raimond Lafage » (1656 - 1684), dont un square nous rappelle qu’il a été un dessinateur de génie et dont ses œuvres sont mondialement connues (Bacchanales, dessins mythologiques, gravures, …).

Histoire :

Comme dans chaque commune, Lisle-sur-Tarn a connu ses moments de gloire et ses moments d’horreur. Lors de la guerre de Cent Ans, la communauté se fortifie, ainsi des remparts et des portes d’accès (4 au total) voient le jour, pour échapper aux nombreux « routiers » de l’époque.

Ce qui n’empêche pas, des compagnies de gascons, de périgourdins, et de l’Aunis, d’envahir tout l’Albigeois ; et un jour du mois d’octobre 1537, par ruse, ces routiers saccagent tout, violent, volent, tuent et mettent le feu dans toute la ville. C’est le « sac » de Lisle-sur-Tarn. Leur chef était Joachim de Monluc, le frère cadet du maréchal Blaise de Monluc !

Par la suite, lors des guerres de religion, Lisle-sur-Tarn s’efforcera de rester « catholique », mais en 1577, les huguenots de Castres en seront maîtres jusqu’au mois de mai 1578.

Et lors des Conférences de paix de Nérac, Catherine de Médicis et Henri III de Navarre, décident d’établir la première chambre de justice mi partie du parlement de Toulouse, à Lisle-sur-Tarn (L’Isle d’Albigeois). Ainsi commence dans notre localité le 22 juin 1579 (au château de Bellevue), l’application de la justice de toute la province du Languedoc. Connaissant de nombreux troubles, cette chambre de justice reviendra à Lisle-sur-Tarn (pour 6 mois seulement), que sous Louis XIII, en 1623 ; grâce aux démarches du baron de Saint-Géry, qui se trouvait à la Cour du roi.

Enfin, pendant les périodes de la Révolution de 1789, ainsi que les événements qui suivront, Lisle-sur-Tarn connaîtra des mouvements divers, suivant le sens du courant politique du moment.

Le vignoble du pays lislois :

Le vignoble gaillacois est un des plus anciens de France. Déjà sous Louis IX (1226-1270), la viticulture devient exportatrice et ses vins « s’embarquent » à Bordeaux, pour la Flandre, l’Angleterre, l’Ecosse, etc. …

Le vignoble du pays lislois, se situe entre celui de Gaillac et de Rabastens. D’où le fameuse maxime hérité de nos aînés : « Etre entre Gaillac et Rabastens » ou encore : « Entre Galhac e Rabastens t’arrestes pas trop longtemps ». Effectivement entre deux vins, on peut être normalement joyeux. Pourquoi pas !



source :Gérard VEYRIES


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